Image of a woman with two boys posing for a photo on a mountain hike

Lynn Hébert a fait une crise cardiaque alors qu’elle n’avait que 43 ans

Le jour de la crise, Lynn a ressenti un engourdissement dans le bras et la mâchoire. Son mari Michael, un pédiatre, a reconnu les symptômes et l’a immédiatement conduite aux urgences. À leur arrivée, les médecins ont dit à Lynn qu’elle faisait une crise d’angoisse. Certain qu’il s’agissait de bien plus que cela, Michael a insisté pour que les médecins fassent des tests. Un électrocardiogramme a révélé que Lynn faisait effectivement une crise cardiaque.

Lynn, sa famille et ses médecins ont tous été stupéfaits. Elle est jeune, en bonne santé et sans antécédent familial de problèmes cardiaques. Elle fait de l’exercice tous les jours, ne fume pas et sa tension artérielle est basse. Malgré tout cela, Lynn a eu une dissection coronarienne spontanée (SCAD), c’est-à-dire une déchirure d’un vaisseau sanguin dans son cœur. La raison de cette rupture reste encore aujourd’hui une énigme pour ses médecins. Cinq endoprothèses vasculaires, de minuscules tubes qui permettent de maintenir les artères ouvertes, aussi appelées stents, ont été placées dans son cœur pour réparer les dommages.

Alors qu’elle se remettait de sa crise cardiaque, Lynn digérait aussi l’énormité de ce qui lui était arrivé. Elle aurait pu mourir.

« Il y a définitivement un avant et un après », selon Lynn. « J’ai dû consulter un psychologue pour apprendre à faire face à ce que j’avais vécu. »

Âgée de 43 ans et ayant survécu à une crise cardiaque, Lynn vivait dans la peur constante d’une récidive.

« C’est arrivé sans crier gare, et mes garçons n’avaient que quatre et huit ans à l’époque. J’avais toujours à l’esprit que je pouvais faire une autre crise cardiaque. Je veux voir mes garçons grandir », poursuit Lynn.

Elle ne savait plus vers qui se tourner, jusqu’à ce qu’elle trouve un groupe de survivantes de crises cardiaques sur Facebook. Puis sa sœur lui a parlé de l’Initiative pour la santé cardiaque des femmes (PSCF). Fondé par l’infirmière Wendy Wray du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le PSCF est un programme gratuit axé sur la sensibilisation, la prévention et l’éducation, afin de donner aux femmes les moyens d’améliorer leur santé cardiaque. Il est unique en ce sens qu’il ne nécessite pas de recommandation, les femmes peuvent prendre rendez-vous à tout moment. On pense souvent que les maladies cardiaques sont l’apanage des hommes, mais en réalité, une Canadienne sur trois en meurt.

« Il y a tellement plus d’informations sur les crises cardiaques chez les hommes, et les gens ne se rendent même pas compte que les femmes ont des crises cardiaques. On nous dit que nous faisons des crises d’angoisse, mais nous nous connaissons suffisamment pour comprendre la différence. Ne vous abandonnez pas au doute. Soyez votre propre défenseuse », affirme Lynn.

Le PSCF aide les femmes à réduire leur risque de maladie cardiaque en se concentrant sur sept étapes pour un cœur sain : être active, mieux manger, contrôler son cholestérol, gérer sa tension artérielle, perdre du poids, réduire sa glycémie et éviter de fumer. Les femmes ont accès à des consultations individuelles, à des évaluations personnalisées de leurs risques et au soutien d’une diététicienne et d’une entraîneuse personnelle pour les aider à améliorer leur santé cardiaque.

Depuis que Lynn s’est inscrite au PSCF, elle ne vit plus dans la crainte constante de faire une autre crise cardiaque.

« Le Programme pour la santé cardiaque des femmes m’a sauvé la vie. C’est terrifiant de vivre une crise cardiaque et de ne pas savoir pourquoi. Le fait d’être écoutée et de savoir que quelqu’un est là pour nous aider est d’un immense réconfort. Il est si important pour les femmes de se porter à la défense des autres femmes », affirme Lynn.

Neuf ans plus tard, Lynn continue de mener un style de vie actif qu’elle aime. Elle est une fervente adepte de la course à pied, de cyclisme et de jardinage. Ses fils sont maintenant adolescents et la tiennent occupée. Elle ne sait toujours pas pourquoi elle a fait une crise cardiaque, mais les soins qu’elle reçoit du PSCF lui donnent confiance en sa propre santé.

Lorsqu’on lui demande quels conseils elle donnerait aux femmes qui pensent vivre une crise cardiaque, Lynn insiste sur l’importance de se faire confiance :

« Écoutez votre voix intérieure. Si vous pensez que quelque chose ne va pas, allez vous faire examiner. Il se peut que vous vous retrouviez aux urgences pour rien, mais mieux vaut prévenir que guérir. »

Fondé en 2009, l’Initiative pour la santé cardiaque des femmes (PSCF) est le premier programme de prévention des maladies cardiaques chez les femmes dirigé par des infirmières au Canada. Le programme est entièrement financé par des donateurs et ne serait pas possible sans votre générosité. En 2021, le PSCF a eu la chance de recevoir des dons généreux de 250 000 $ de la part de la succession de Herta Vodstrcil et de 500 000 $ de la part d’un donateur anonyme, afin de créer un fonds de dotation et d’assurer la poursuite du programme. Ces dons font une grande différence, mais le PSCF continue d’avoir besoin du soutien de nombreux donateurs pour aider autant de femmes que possible.

Le PSCF est une bouée de sauvetage pour les femmes comme Lynn, qui a retrouvé sa santé et son bonheur.

C’est également une priorité de la campagne de 50 millions de dollars de la Fondation du CUSM, Osez rêver : souder les cœurs brisés. Notre promesse est que, dans dix ans, Montréal aura le plus faible taux d’hospitalisation et le moins de décès dus aux maladies du cœur au Canada. Pour en savoir plus et pour faire un don : https://fondationcusm.com/osez-rever/cardiologie/pscf/