Image of five people posing for a photo in a hospital hallway

En 2019, Bill Hastings n’était plus que l’ombre de lui-même.

Après des années à lutter contre une insuffisance cardiaque en phase terminale, tout était difficile pour cet homme de 62 ans. Respirer, bouger, monter les escaliers. Le cœur de Bill fonctionnait à seulement 10 pour cent de sa capacité, même avec une pompe mécanique pour le faire battre. Il avait absolument besoin d’un nouveau cœur pour rester en vie.

« Le médecin m’a dit que si je n’avais pas reçu mon nouveau cœur avant Noël, je n’aurais pas survécu», déclare Bill.

Revenons dix ans en arrière… Comme Bill ne se sentait pas bien, il a rendu visite à sa cardiologue, la Dre Nadia Giannetti du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Des examens ont révélé que son cœur fonctionnait seulement à 20 pour cent du niveau normal. Il était atteint d’insuffisance cardiaque.

« La Dre Giannetti m’a dit que j’avais besoin d’un cœur mécanique », explique Bill.

Un cœur mécanique est un dispositif qui pompe le sang à partir du cœur vers le reste du corps. Il est implanté quand le cœur d’un patient n’est plus en mesure de pomper le sang efficacement seul. L’implantation d’un cœur mécanique n’est pas simple, et Bill se souvient que sa récupération a été longue.

« J’ai passé six semaines à l’hôpital après l’opération. J’avais l’impression qu’on essayait d’enfoncer une cheville carrée dans un trou rond », ajoute Bill.

Malgré sa récupération difficile, Bill se souvient très bien des soins compatissants qu’il a reçus de son équipe soignante. Il a appris à connaître chacun des médecins, des membres du personnel infirmier et des préposés aux bénéficiaires, qui étaient toujours là quand il avait besoin d’eux.

« Le personnel était vraiment gentil. Je me souviens d’une infirmière qui est venue me voir pour vérifier si j’allais bien avant de partir pour la soirée. Elle a remarqué que mon intraveineuse était infectée, et elle a pris le temps de la refaire, même si son quart était terminé. »

Même si le cœur mécanique a aidé considérablement Bill, ce n’était qu’une solution temporaire : il avait besoin d’un nouveau cœur. Son nom a été ajouté à la liste d’attente, et il est retourné plusieurs fois à l’hôpital en raison de diverses complications associées à son problème cardiaque.

Après cinq longues années, un donneur a finalement été trouvé en 2019.

« La Dre Giannetti m’a dit qu’on devait trouver un cœur, sinon j’allais mourir. Et elle en a trouvé un. J’étais vraiment ému quand j’ai appris que j’allais enfin avoir un nouveau cœur. »

Les membres de l’équipe soignante de Bill ont été soulagés quand ils ont appris qu’un donateur avait été trouvé. Ils s’occupaient de Bill depuis des années, et le fait de savoir qu’il allait recevoir le cœur qui lui sauverait la vie était émouvant pour eux aussi.

« J’étais là le jour où il a appris qu’il allait recevoir un nouveau cœur, et j’ai éclaté en sanglots », déclare l’infirmière Melanie McKenzie. « Je suis entrée dans sa chambre et j’ai pleuré. Nous avons tous pleuré. »

Bill se souvient du lit chaud qui le menait dans la salle d’opération. L’équipe chirurgicale a fait jouer sa musique préférée, et Bill s’est endormi au son de Willy Nelson et Ray Charles qui chantaient Seven Spanish Angels.

Seulement huit jours après sa greffe cardiaque, Bill est sorti de l’hôpital sur ses deux pieds.

« Au moment de quitter l’hôpital, on m’a offert un fauteuil roulant. J’ai dit non. J’étais entré en marchant, et j’allais sortir en marchant », plaisante Bill.

Alors qu’il avait auparavant de la difficulté à monter un escalier, Bill est maintenant capable de courir, de nager et de jouer au golf. Il est récemment devenu grand-père, un bonheur qu’il aurait pu ne jamais connaître sans son nouveau cœur et les soins de l’équipe d’experts du CUSM.

« L’équipe de soins était vraiment incroyable. Tout le monde. Aujourd’hui, quand j’entre à l’hôpital, je me sens comme chez moi. Je suis très reconnaissant envers mes infirmières, Millie Firmin et Melanie McKenzie, ma physiothérapeute Angela Di Girolamo, mon chirurgien vedette, le Dr Renzo Cecere, et bien sûr la Dre Giannetti. Elle est vraiment spéciale », ajoute Bill.

Bill remercie également toute sa famille.

« Je suis très reconnaissant envers mon épouse Alison et mes trois fils Garland, Liam et Myles pour leur amour et leur soutien inconditionnels. »

Les maladies cardiovasculaires sont l’une des maladies les plus courantes chez les Canadiens et les Canadiennes, et plus de 650 000 d’entre eux sont atteints d’insuffisance cardiaque. La Fondation du CUSM recueille 50 millions de dollars dans le cadre de sa campagne Osez rêver : Soudez les cœurs brisés pour faire en sorte que moins de personnes meurent de cette terrible maladie. Cette campagne appuie les cardiologues experts du CUSM, qui effectuent des recherches pour découvrir les causes des maladies cardiaques et apprendre comment les prévenir. Le programme signature Courtois pour les maladies cardiovasculaires, dirigé par la Dre Nadia Giannetti et lancé en 2020, est un programme de 10 ans qui vise à examiner tous les aspects de la santé d’un patient pour comprendre pourquoi il développe une maladie cardiovasculaire.

Le programme signature Courtois pour les maladies cardiovasculaires est rendu possible grâce à un don transformateur de 18 millions de dollars de la Fondation Courtois. Pour en savoir plus sur cette étude et pour faire un don à la Fondation du CUSM pour nous aider à Souder les cœurs brisés pour des patients comme Bill, visitez https://fondationcusm.com/osez-rever/cardiologie/.