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De nouveaux programmes permettent à plus de Québécois d’avoir accès à leurs soins de santé depuis le confort de leur foyer

Beaucoup d’entre nous savent ce que c’est que d’aller dans une clinique sans rendez-vous ou chez le médecin et devoir attendre des heures pour une consultation. Pour bon nombre de personnes plus vulnérables, ces temps d’attente présentent des problèmes plus complexes que le simple désagrément de l’attente. Beaucoup doivent s’absenter de leur travail ou payer pour faire garder leurs enfants. Certains n’ont pas non plus leur propre voiture ou un accès facile aux transports en commun pour se rendre à la clinique, ce qui peut leur coûter encore plus cher en temps et en argent.

Une équipe de chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est en train d’élaborer le Projet d’optimisation des horaires en télémédecine (TSOP), qui vise à améliorer l’accès aux soins de santé partout au Canada grâce aux nouvelles technologies.

« À l’heure actuelle, dans notre recherche initiale, nous avons constaté qu’environ 60 % des visites à l’hôpital pourraient être évitées, c’est énorme », explique Amy Lorincz, chef du TSOP et chercheuse à la maîtrise en chirurgie expérimentale. « Si nous pouvions améliorer l’accessibilité aux soins pour les populations vulnérables, grâce à la technologie, cela changerait l’avenir des soins de santé. »

Le projet vise à permettre aux patients d’avoir un meilleur accès à leurs cliniques et hôpitaux grâce à des consultations virtuelles, en ligne. Rendre les consultations médicales virtuelles améliore l’accessibilité, l’efficacité et la sécurité des soins de santé pour toutes et tous. L’équipe de recherche utilise des algorithmes d’intelligence artificielle qui analysent les données recueillies lors des consultations virtuelles, afin d’optimiser les stratégies visant à réduire les temps d’attente.

Plus important encore, le Projet d’optimisation des horaires en télémédecine aide les personnes vivant dans des zones plus rurales du Québec et du Canada à accéder plus facilement à leurs soins de santé. Beaucoup de celles et ceux qui vivent en dehors des grandes villes doivent voyager pendant des heures pour se rendre à un rendez-vous. Grâce à l’option des consultations virtuelles, le TSOP créera un moyen facile et efficace pour les patients de recevoir des soins médicaux.

Ce projet ne serait pas où il en est aujourd’hui sans le soutien du Groupe Banque TD et de la Fondation du CUSM. Le TSOP a reçu une subvention de 350 000 $ du défi TD Prêts à agir pour sa façon unique et novatrice d’aborder les lacunes qui existent dans l’accessibilité aux soins de santé et de déterminer ce qu’il faut faire pour combler ces lacunes, pendant et après la pandémie.

« C’était vraiment incroyable de recevoir cette nouvelle. Nous sommes fous de joie d’apprendre que nous sommes parmi les bénéficiaires. Ce que mon équipe et moi allons pouvoir réaliser grâce à ce financement aura un impact énorme sur les soins aux patients. On se sont vraiment choyés », confirme  Amy Lorincz.

Même si la pandémie touche à sa fin, les rencontres virtuelles avec nos médecins, auxquelles nous nous sommes habitués, resteront. Grâce à Amy Lorincz et à l’équipe du TSOP, la télémédecine aura un impact positif pour les années à venir.