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Mike Griffiths a eu des problèmes de santé toute sa vie. À l’âge de 24 ans, il a reçu sa première transplantation rénale. L’opération a été un grand pas vers une meilleure santé, mais elle n’a pas été sans difficultés

« J’ai vécu trois rejets d’organes, mais j’ai finalement pu conserver un rein », explique Mike.

Bien que le rein du donneur ait changé sa vie, il a fini par se détériorer et Mike a été mis sous dialyse. En novembre 2021, il a reçu un deuxième rein. La greffe a été réussie mais, malheureusement, ses problèmes de santé n’étaient pas terminés. Mike a développé une infection.

Les infections post-transplantation sont toujours préoccupantes, mais celle de Mike était particulièrement inquiétante : les bactéries qui infectaient son rein étaient résistantes aux antibiotiques.

« Je savais que quelque chose n’allait pas, je n’arrivais pas à guérir correctement. Je suis allé voir mes médecins pour vérifier. Je n’avais aucune idée de la gravité de la situation. »

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est une crise sanitaire croissante causée par des bactéries qui développent une résistance aux antibiotiques. Les conséquences pourraient être dévastatrices : en l’absence d’antibiotiques fiables, même la plus simple opération chirurgicale pourrait présenter des risques d’infection majeurs. Ce qui définit la médecine moderne, comme la chimiothérapie, la transplantation d’organes et le remplacement d’articulations, des interventions qui nécessitent toutes des antibiotiques, pourraient présenter des risques beaucoup plus élevés.

L’infection de Mike a non seulement menacé son nouveau rein, mais aussi sa vie. La première série d’antibiotiques qu’il a reçue n’était pas efficace, et il a fallu plusieurs essais pour trouver un médicament qui fonctionne.

« J’ai une confiance totale en mon équipe médicale », affirme Mike. « Je connais tout le monde ici au CUSM, et je suis convaincu qu’ils prennent bien soin de moi. »

L’histoire de Mike n’est pas unique. Des millions de personnes dans le monde meurent chaque année d’infections causées par la RAM, et cette menace ne cesse de croître. Pour s’attaquer à ce problème, l’Université McGill et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont mis sur pied le Centre de résistance aux antimicrobiens de McGill. Dirigé par le Dr Dao Nguyen, clinicien-chercheur, ce centre réunira des experts d’un large éventail de domaines pour trouver de nouvelles solutions à la RAM.

« Pendant des décennies, nous avons compté sur l’efficacité des antibiotiques, mais avec la montée de la RAM, ils risquent de nous faire défaut de plus en plus. Il est essentiel pour l’avenir de la médecine, et pour l’avenir de la santé humaine, que nous trouvions de nouvelles façons de diagnostiquer, de prévenir et de traiter les infections », déclare le Dr Dao Nguyen, directeur du Centre RAM de McGill.

Pour des patients comme Mike, les découvertes du Centre RAM vont tout changer. Bien que le traitement ait été efficace, la guérison d’une infection aussi grave est un processus très lent. Mike a été hospitalisé au CUSM pendant six mois.

« Le travail que font les médecins pour aider les personnes atteintes d’infections résistantes est d’une importance capitale. S’ils n’avaient pas été en mesure de trouver un médicament pour traiter mon infection, j’aurais pu mourir », conclut Mike.

On estime que d’ici 2050, la RAM mettra en péril 10 millions de vies dans le monde. Pour lutter contre ce sombre avenir, la Fondation du CUSM recueille des millions de dollars pour financer la recherche sur la RAM par le biais de sa campagne de 60 millions de dollars, Osez rêver -Résoudre les énigmes les plus meurtrières de l’humanité. Pour en savoir plus et faire un don, visitez le https://fondationcusm.com/osez-rever/infection-et-immunite/.