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Comme celle du reste du monde, la population du Canada vieillit. Alors que de plus en plus de personnes arrivent à l’âge d’or, il est important de comprendre les nombreux aspects du vieillissement pour faire en sorte que les gens puissent mener des vies gratifiantes, vivre longtemps et en santé. La Dre Christina Wolfson, chercheuse principale à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et professeure d’épidémiologie et de médecine à l’Université McGill est la co-responsable d’une étude nationale qui se penche sur le processus du vieillissement.

« Ce que nous savions sur le vieillissement, jusqu’à tout récemment, était basé sur des recherches effectuées par les générations précédentes, explique la Dre Wolfson. C’est très important de comprendre le processus de vieillissement de la population d’aujourd’hui. »

L’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) est une vaste étude nationale sur 20 ans qui permettra de suivre environ 50 000 Canadiennes et Canadiens âgé·e·s de 45 à 85 ans au moment de leur recrutement. Lancée en 2010 par la Dre Wolfson et ses collaborateurs, le Dr Parminder Raina de l’Université McMaster et la Dre Susan Kirkland de l’Université Dalhousie, cette vaste étude financée par le gouvernement fournira des données très utiles pour mieux comprendre comment les Canadiennes et Canadiens peuvent vivre plus longtemps et en meilleure santé.

« Notre objectif est d’examiner tous les aspects et toutes les trajectoires du vieillissement pour voir s’il existe un facteur sur lequel on peut intervenir ou qu’on peut modifier pour aider les gens à mieux profiter de la vie », ajoute la Dre Wolfson.

L’étude recueille des données auprès des participants sur une variété de sujets tous les trois ans. En plus de prendre des mesures de base comme la pression artérielle, la vision et l’audition, les capacités physiques et cognitives des participants sont évaluées, et on leur pose des questions sur leur situation sociale et leur milieu de vie. L’une des principales questions à laquelle cette étude vise à répondre, c’est pourquoi certains adultes vieillissent en bien meilleure santé que d’autres.

« On ne peut pas mettre toutes les personnes de 75 ans dans la même catégorie. Par exemple, il y a des personnes en excellente santé qui courent des marathons, et il y a des personnes du même âge qui ont des limitations physiques et qui semblent avoir de la difficulté à s’adapter », déclare la Dre Wolfson.

Actuellement à sa douzième année, l’ÉLCV partage des données avec plus de 350 groupes de recherche dans le monde pour acquérir de nouvelles connaissances au sujet du vieillissement.

« Les chercheurs qui ont de bonnes idées n’ont pas à concevoir leurs propres études. Ils peuvent consulter l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement pour obtenir les données dont ils ont besoin. Cela va accélérer la capacité à examiner plusieurs aspects du vieillissement. »

L’étude de la démence fait partir des initiatives récentes de l’ÉLCV. Des centaines de milliers de Canadiennes et de Canadiens sont atteints de cette maladie, mais on ne sait pas combien il peut y avoir de cas non diagnostiqués dans l’ensemble du pays. Grâce à un nouveau financement, l’ÉLCV peut examiner cette question pour mieux comprendre les facteurs de risque de la démence, ce qui pourrait mener à un diagnostic et un traitement plus précoces.

L’ÉLCV espère faire la lumière sur le processus du vieillissement afin que les habitants du Canada et du monde puissent vivre non seulement plus longtemps, mais aussi plus heureux et en meilleure santé.                                                                                                        

« Ce travail n’aurait pas été possible sans le dévouement des participants à l’ÉLCV, conclut la Dre Wolfson. Ils continuent à remplir des évaluations régulières, qui ne leur apportent que très peu d’avantages personnels. ».

Pour en savoir plus sur les recherches fascinantes qui se déroulent au CUSM, visitez fondationcusm.com/temoignages.