TELUS aide les patients hospitalisés à lutter contre l’isolement

Lorsque la première vague de la pandémie a frappé au printemps 2020, nous avons tous été submergés par la peur et l’incertitude. Mais pour les patients atteints de la COVID-19 et les autres personnes hospitalisées, cette peur a été amplifiée par l’isolement et la solitude. Les protocoles stricts entourant la COVID-19 et les dangers d’éclosions ont signifié l’arrêt des visites dans tous les hôpitaux de Montréal. Ces règles ont été mises en place à juste titre, mais sans tenir compte des effets négatifs que l’isolement pouvait avoir sur la santé mentale des patients hospitalisés.

Le président-directeur général de TELUS, Darren Entwistle, a constaté la nécessité d’aider les travailleurs de la santé et, par extension, ces citoyens vulnérables qui en avaient grandement besoin. M. Entwistle a ainsi démontré son engagement en renonçant à 25 % de son salaire de base et en l’offrant en appui à des projets porteurs de sens et susceptibles d’avoir des résultats immédiats et significatifs. La Fondation familiale Entwistle a même doublé une portion de ce montant. Ce don a permis de financer un important projet de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) visant à lutter contre l’isolement chez les patients hospitalisés.

Le généreux don de 100 000 $ de M. Entwistle a contribué à financer le projet de recherche de deux médecins-chercheuses, la Dre Inès Colmegna et la Dre Amal Bessisow, et de l’informaticien David Meger pour lutter contre l’isolement chez les patients hospitalisés. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont fourni des tablettes électroniques aux patients hospitalisés, particulièrement à ceux qui n’étaient pas familiers avec la technologie, et ils leur ont appris à faire des appels vidéo avec leurs proches. Une initiative qui a permis non seulement d’atténuer le sentiment de solitude chez de nombreux patients, mais également de mesurer l’efficacité des appels vidéo pour lutter contre les effets négatifs de l’isolement et de la solitude sur la santé mentale.

« Près de la moitié de nos participants n’avaient jamais utilisé une tablette ou n’étaient pas à l’aise avec ce type de technologie avant de participer à l’étude », explique la Dre Colmegna. « Malgré cela, presque tous ont été en mesure d’entrer en communication avec leurs proches grâce à ces tablettes. »

Quatre-vingt-trois pour cent des participants ont déclaré que la tablette les avait aidés à communiquer avec leur famille et plusieurs ont mentionné à quel point le fait de rester en contact avec leurs proches avait été une expérience positive. Les participants à l’étude ont pu communiquer avec leur conjoint ou conjointe, leurs enfants et petits-enfants, et ceci leur a donné le sentiment de participer à la vie familiale même en étant hospitalisés.

« J’en utiliserais très certainement une [tablette] dans l’avenir », commente Marie T., participante à l’étude. « Mon mari m’appelle lorsqu’il s’apprête à préparer les repas et je l’aide un peu. L’interaction est bien meilleure qu’avec un appel téléphonique, et c’est réconfortant. Avec les mesures de restriction liées à la COVID, il peut m’appeler de la maison et j’ai l’impression qu’il est ici avec moi. »

L’étude a mis en évidence le besoin de contacts humains des patients hospitalisés, particulièrement pendant une crise sanitaire comme la pandémie de COVID-19, et a démontré que l’utilisation d’une tablette électronique a aidé de nombreux patients à se sentir moins seuls pendant cette période difficile.

« C’est un projet fantastique et [la tablette est] un bon compagnon », commente Francine M., qui a participé à l’étude.

La Dre Colmegna et son équipe procèdent actuellement à une analyse plus approfondie des résultats afin de déterminer si les appels vidéo ont permis d’atténuer les effets négatifs de l’isolement sur la santé mentale des patients du CUSM. Les données recueillies éclaireront les interventions futures portant sur le bien-être émotionnel des patients en isolement, que ce soit en raison de la COVID-19, d’une immunodéficience sévère ou d’une infection transmissible.

« Nous sommes reconnaissants envers M. Entwistle et TELUS pour leur générosité », déclare Julie Quenneville, présidente-directrice générale de la Fondation du CUSM. « Ils ont su voir au-delà de l’urgence de prévenir la transmission de la COVID-19 et prendre en compte le bien-être émotionnel des patients confrontés à la maladie, souvent seuls à l’hôpital. Le projet de recherche de la Dre Colmegna est une étape importante vers la protection de la santé mentale des patients en isolement. »

La pandémie prendra éventuellement fin, mais l’information que nous recueillons dans le cadre de cette importante étude continuera de bénéficier aux patients pour les années à venir.