Donner une fois
Faire un don unique
Donner mensuellement
Faire un don mensuel
Donner en mémoire
Faire un don dédié, trouver une page ou créez une page
Lancez une collecte de fonds
Trouvez une page existante ou créez la vôtre
search modal
Home test modal
23 février 2026
Lors des premières années de carrière, période la plus délicate pour une clinicienne chercheuse ou un clinicien chercheur, il arrive que le potentiel de recherche soit perdu, non pas par manque de talent, mais par manque de temps et de ressources. Le programme Étoile montante de la Fondation du CUSM a été créé précisément pour combler cette lacune.
« En soutenant les cliniciennes chercheuses et cliniciens chercheurs pendant leurs trois premières années dans l’équipe, avant leur admissibilité à des programmes de financement importants telle que les bourses pour cliniciennes chercheuses et cliniciens chercheurs du Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS), le programme Étoile montante veille à ce que les nouvelles recrues prometteuses puissent réussir leur entrée dans le monde de la recherche tout en poursuivant leurs travaux », explique le Dr Marc Rodger, chef du Département de médecine du CUSM.
Le prix Étoile montante 2025 a été décerné à la Dre Nermin Diab, une pneumologue nouvellement recrutée au Département de médecine du CUSM, dont les travaux redéfinissent la compréhension et le traitement de l’asthme grâce à une approche plus personnalisée et holistique des soins respiratoires.
« Quand j’ai appris que j’avais gagné, j’ai eu un bref moment de surprise, a-t-elle déclaré. Je suis nouvelle au CUSM, donc cela a été une formidable reconnaissance pour ma carrière et pour les recherches qui me passionnent ici à Montréal. J’étais ravie. »
Elle a ri en se rappelant avoir demandé confirmation.
« Il y a tellement de talent ici que j’ai demandé au Dr Rodger : “Êtes-vous certain? Pouvez-vous vérifier à nouveau?” Il m’a alors confirmé que j’avais effectivement gagné. »
Pour le Dr Rodger, la décision était facile à prendre.
« Les recherches menées par la Dre Diab sont non seulement très prometteuses, mais elles permettront également d’améliorer concrètement les soins respiratoires, a-t-il expliqué. Ce prix représente souvent un tournant décisif. Il aide les jeunes cliniciennes chercheuses et cliniciens chercheurs à prendre leur élan, à obtenir des bourses salariales et, en fin de compte, à exercer une influence encore plus grande sur la vie des patients. »
Le parcours de la Dre Diab en pneumologie l’a amenée à voyager dans plusieurs pays et à fréquenter des établissements de renommée mondiale. Elle a obtenu son diplôme de premier cycle et son diplôme de médecine à l’Université McGill avant de quitter Montréal pour suivre une formation avancée pendant près de dix ans. Son parcours l’a menée à l’Université d’Ottawa, puis aux États-Unis, où elle a poursuivi ses recherches et ses études supérieures à l’Université Johns Hopkins.
C’est en travaillant aux côtés d’un pneumologue que tout a pris forme.
« Ça a été une révélation, dit-elle. J’ai réalisé que j’aimais vraiment cette spécialité. »
De retour au Canada, elle a suivi une formation auprès de scientifiques de renommée mondiale en maladies respiratoires. Elle a obtenu une bourse de recherche en pneumologie à l’Université de Toronto et a suivi une formation postdoctorale à l’Université McMaster.
« Le Canada est à l’avant-garde de la recherche sur les maladies respiratoires, explique la Dre Diab. Nos chercheuses et chercheurs sont des leaders mondiaux dans les domaines de l’asthme, de la MPOC, des maladies interstitielles du poumon et des soins intensifs. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir me former dans cet environnement. »
Ses travaux cliniques et de recherche portent sur l’asthme, en particulier l’asthme sévère, une affection qui reste incontrôlable même avec les traitements classiques.
Pour la Dre Diab, se spécialiser en asthme sévère était une décision personnelle. En effet, son frère souffrait de cette maladie.
« J’ai grandi dans une famille où mon frère aîné souffrait d’asthme très sévère, raconte-t-elle. Je me souviens très bien du nombre de fois où mes parents ont dû l’emmener aux urgences. À l’époque, je n’aurais jamais imaginé devenir spécialiste de l’asthme. Mais cette expérience m’a permis de garder les pieds sur terre. Elle me fait sortir du laboratoire et me rappelle à quel point ce travail peut améliorer la vie des patients et de leurs proches. »
L’asthme touche plus de 12 millions de personnes au Canada et plus de 300 millions dans le monde. Son incidence est en hausse en raison d’une multitude de facteurs, notamment l’exposition accrue à la pollution atmosphérique. Bien que les traitements aient considérablement évolué, un nombre important de patients ne répondent toujours pas comme prévu.
Les recherches de la Dre Diab remettent en question le modèle traditionnel de soins de l’asthme centré sur les poumons.
« Nous avons toujours traité l’asthme en fonction de ce qui se passe dans les voies respiratoires », explique-t-elle.
Son programme de recherche explore les interactions entre d’autres pathologies, telles que le diabète, l’obésité ou les maladies cardiovasculaires, et l’asthme, ainsi que leur influence sur la réponse au traitement.
« Nous ne devrions pas traiter tous les patients asthmatiques de la même manière, affirme-t-elle. L’identification de ce que nous appelons les “traits traitables” nous permettra de proposer des soins véritablement personnalisés et d’obtenir de meilleurs résultats pour les patients qui en souffrent encore. »
Il faut du temps, une infrastructure solide et des équipes dévouées pour lancer ce genre de recherche. Pour les cliniciennes chercheuses et cliniciens chercheurs en début de carrière, c’est souvent le plus gros obstacle.
« Lorsque vous êtes nouvelle recrue, vous partez de zéro, explique la Dre Diab. Ce financement est essentiel. Il nous permet d’embaucher du personnel de soutien à la recherche, de recruter des patients et de commencer à mettre en place un véritable programme. »
Elle décrit le prix Étoile montante comme un catalyseur.
La Dre Diab est bien consciente du rôle que la philanthropie a joué dans les soins respiratoires.
« Sans les donatrices et donateurs, nous ne serions pas en mesure d’offrir les soins que nous offrons aujourd’hui, a-t-elle déclaré. Pour les patientes et patients atteints de fibrose kystique notamment, l’espérance de vie s’est considérablement améliorée grâce aux recherches financées par les dons. Ces progrès sont extraordinaires, et c’est grâce à la générosité des gens. »
Pour Marie-Hélène Laramée, présidente-directrice générale de la Fondation du CUSM, la Dre Diab incarne parfaitement la raison d’être du programme Étoile montante.
« Lorsque les donatrices et donateurs investissent dans le programme Étoile montante, ce sont des personnes qui reçoivent un soutien au moment où elles en ont le plus besoin, explique-t-elle. Ces cliniciennes chercheuses et cliniciens chercheurs façonnent l’avenir des soins. Les travaux de la Dre Diab démontrent clairement comment un investissement précoce peut produire des résultats à long terme pour les patients. »
Les résultats parlent d’eux-mêmes : les récipiendaires du prix Étoile montante ont ensuite obtenu des bourses salariales du FRQS. Leur recherche se poursuit donc, et les découvertes qui changent des vies restent ici, au CUSM.
Prochaine
histoire