Rencontrez les équipes infirmières au cœur des soins au CUSM

On dit souvent que le travail d’une infirmière ou d’un infirmier n’est jamais vraiment terminé. Que ce soit pour administrer des traitements complexes, intervenir dans des situations qui évoluent rapidement ou apporter un soutien constant en période d’incertitude, les équipes infirmières font preuve d’un sang-froid remarquable, surtout quand la vie d’un patient est en jeu.

Au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), plus de 3 600 infirmières et infirmiers accompagnent les patients dans tous les services de l’hôpital. De l’urgence aux salles d’opération, en passant par les unités de soins intensifs, les équipes infirmières sont présentes à chaque étape du parcours de soins.

« Comme infirmière, on accompagne les patients dans certains des moments les plus difficiles de leur vie, explique Michèle Turmel, infirmière clinicienne en hémato-oncologie. Et ensuite, on les aide à avancer. C’est très précieux. »

Pour Michèle, ce sont les patients qui donnent tout son sens à son travail.

« C’est pour eux qu’on fait ce métier », dit-elle.

Le métier d’infirmière est souvent mal compris. On pense aux médicaments ou aux soins au chevet du patient, mais on ne voit pas toujours toute la responsabilité qui vient avec : prendre soin de la personne dans son ensemble, ainsi que de sa famille.

« C’est exigeant, d’un point de vue émotionnel, physique et mental, souligne Michèle. Les patients nous disent souvent : “Je ne m’étais pas rendu compte que vous faisiez tout ça. Vous n’arrêtez jamais.” Et ils ont raison. On ne s’arrête jamais. »

Un matin, vers 10 h 30, Michèle rencontre une nouvelle patiente. Une rencontre habituelle dans sa journée, mais pas pour cette femme. Elle venait de recevoir un diagnostic de cancer, après avoir déjà survécu à une autre forme de cancer quelques années plus tôt.

« Je me retrouve soudain devant cette patiente qui vit l’un des pires jours de sa vie. Ces moments sont très délicats, et c’est la compassion qui nous permet de les gérer », explique-t-elle simplement.

Ces moments-là marquent Michèle, même longtemps après la fin de son service. « On touche la vie des gens plus qu’on ne le pense », ajoute-t-elle.

Au fil des années, elle et ses collègues ont reçu de nombreuses cartes et petits gestes de reconnaissance. Un cadeau, en particulier, l’a marquée.

« Une patiente nous a offert un magnifique tableau que je n’oublierai jamais. On y voit un buffle d’eau qui se tient au-dessus de la surface de l’eau, et on peut apercevoir son reflet sous la surface : tout ce qui se passe en dessous et que l’on ne voit pas au premier coup d’œil. Ce tableau résume parfaitement son parcours contre le cancer et, d’une certaine manière, le métier d’infirmière aussi », explique-t-elle.

Choisir une carrière en soins infirmiers n’est pas chose facile, mais c’est profondément gratifiant.

Pour Alain Biron, directeur des soins infirmiers du CUSM, ce qui compte le plus dans son métier, c’est le sens des responsabilités et les qualités de leadership qui y sont associés. Les soins infirmiers sont une tradition familiale. Inspiré par sa sœur et son beau-frère, il a suivi la même voie, commençant par la chirurgie avant de se tourner vers les soins infirmiers communautaires et de poursuivre un doctorat. Il a rejoint le CUSM il y a quinze ans. Il dirige aujourd’hui des milliers d’infirmières et d’infirmiers dans l’ensemble du réseau.

« Il y a un vrai sens à ce que nous faisons, conclut Alain. Il y a le côté humain, bien sûr, mais aussi l’expertise. Les équipes infirmières sont essentielles en santé. Nous contribuons directement à améliorer la qualité des soins. »

Il voit un immense potentiel pour l’avenir des soins infirmiers, surtout avec l’évolution des technologies.

« L’avenir des soins infirmiers passe par l’innovation, explique Alain. Les technologies avancées et l’intelligence artificielle joueront un rôle majeur, et c’est là que le partenariat avec la Fondation du CUSM devient si important. »

Ce partenariat transforme déjà les soins. La Fondation du CUSM finance des technologies de pointe et des formations en simulation qui permettent aux équipes infirmières d’acquérir des compétences spécialisées et pratiques.

Pour Laura Craigie, infirmière praticienne spécialisée en cardiologie, cela montre bien que l’expertise infirmière influence tout le système de santé, pas seulement les soins au chevet des patients. Titulaire d’une maîtrise en sciences infirmières et d’une formation clinique avancée, Laura dirige des projets d’amélioration de la qualité qui ont une incidence directe sur la sécurité des patients et leur expérience.

« Notre objectif est la mise en œuvre des meilleures pratiques, explique-t-elle. Dès que de nouvelles recherches voient le jour, nous les intégrons dans nos soins. Les effets concrets sur les patients sont vraiment remarquables. »

Le rôle de Laura met en évidence le caractère multidisciplinaire des soins infirmiers. Ceux-ci peuvent prendre de nombreuses formes et avoir une portée qui dépasse largement le cadre des soins aux patients.

La Fondation du CUSM finance aussi de nouveaux moniteurs cardiaques capables d’automatiser la surveillance des signes vitaux et de transférer les données directement dans le dossier médical électronique. Résultat : les équipes infirmières passent moins de temps à gérer le côté administratif et plus de temps auprès des patients, là où leur présence est vraiment indispensable.

« Ces avancées ont une incidence directe sur les soins, et elles sont rendues possibles grâce à la philanthropie. On a beaucoup de gratitude », ajoute Laura.

Ces améliorations ne concernent pas seulement la technologie. Elles visent surtout à donner aux équipes infirmières les outils dont elles ont besoin pour offrir les meilleurs soins, chaque jour.

« Quand on parle de progrès en santé, on pense souvent aux grandes découvertes ou à l’innovation en laboratoire. Mais rien de tout cela n’est possible sans les équipes infirmières sur le terrain », souligne Marie-Hélène Laramée, présidente-directrice générale de la Fondation du CUSM.

« À la Fondation du CUSM, nous savons qu’investir dans les soins infirmiers, c’est investir dans la qualité des soins aux patients, des systèmes de santé solides et un avenir où les soins ne cessent d’évoluer », ajoute-t-elle.

Dans le milieu hospitalier, où tout va très vite, les infirmières et les infirmiers offrent une présence rassurante et indispensable aux patients dans les moments les plus difficiles.

Derrière chaque rétablissement, il y a une infirmière ou un infirmier qui s’est battu pour son patient, jour et nuit, pour offrir les meilleurs soins possibles. À l’approche de la Semaine des soins infirmiers, c’est le moment idéal de leur exprimer notre gratitude pour leur engagement exceptionnel.

En savoir plus et faire un don. 

Prochaine

histoire

Les balados de la Fondation du CUSM : les histoires humaines derrière la médecine
Les balados de la Fondation du CUSM : les histoires humaines derrière la médecine