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Grâce au soutien du CUSM, Hugo Perrin ne se laisse pas ralentir par les risques et les dangers de l’arythmie cardiaque

Le jour de son dix-huitième anniversaire, la vie d’Hugo Perrin a changé à jamais.

Il faisait la fête dans un bar quand son cœur s’est mis à battre la chamade. Les battements rapides ne ralentissaient pas et Hugo s’est retrouvé dans une ambulance en route vers le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

« C’était vraiment, vraiment épeurant. Je ne savais pas ce qu’il allait se passer », raconte Hugo. « Quand je suis arrivé à l’hôpital, le personnel m’a beaucoup soutenu. Ils m’ont réconforté. »

Pour ralentir son pouls rapide, l’équipe de cardiologie a dû arrêter et redémarrer son cœur à plusieurs reprises.

Hugo a été pris en charge par le Dr Vidal Essebag, cardiologue, qui lui a diagnostiqué une forme d’arythmie appelée tachycardie, un problème du système électrique du cœur caractérisé par un rythme cardiaque très rapide. Hugo était sidéré. Jeune et en forme, arbitre de hockey recruté par l’équipe provinciale, il n’avait aucune idée qu’une telle chose pouvait s’imposer à quelqu’un de si jeune.

« Avoir un problème cardiaque, on pense que ça n’arrivera qu’à nos 80 ans », dit Hugo.

Le diagnostic a été une source d’anxiété, mais le Dr Essebag et l’équipe de cardiologie du CUSM ont rapidement offert leur appui à Hugo, qui a établi une belle relation avec son médecin. Il a été réconforté par les soins spécialisés et empreints de compassion qu’il a reçus au CUSM.

« Le personnel du CUSM m’a permis de me sentir beaucoup mieux et prêt à affronter mon problème cardiaque », confirme Hugo.

Malgré les traitements et les visites régulières au CUSM, le premier épisode cardiaque d’Hugo était loin d’être le dernier. Quelques années ont passé et sa tachycardie s’est réveillée alors qu’il était sur la glace pour arbitrer un match de hockey. Cette fois, il a subi une intervention pour tenter d’enrayer le problème qui mettait sa vie en danger.

L’intervention visait à insérer un cathéter – un long tube flexible et de l’équipement spécialisé – dans une veine de l’aine et le faire remonter jusqu’au cœur. Le Dr Essebag a ensuite performé une ablation pour détruire une voie électrique défectueuse dans le cœur d’Hugo, qui contribuait à sa tachycardie. L’ablation utilise la chaleur ou le froid extrême pour créer de minuscules cicatrices dans le cœur et bloquer les signaux électriques anormaux.

« Je pensais que j’allais dormir pendant un moment, mais j’étais éveillé. J’ai parlé avec le Dr Essebag pendant toute l’opération », raconte Hugo. « Il travaillait dans mon cœur et nous parlions des Canadiens de Montréal. »

L’électrophysiologie est la branche de la cardiologie qui traite les arythmies et d’autres problèmes du système électrique du cœur. Le site Glen du CUSM compte de nombreux experts dans ce domaine, dont le Dr Essebag, mais il n’y a pas de centre spécialisé où l’on peut effectuer régulièrement des procédures de correction des arythmies. Actuellement, les patients doivent être transférés ailleurs pour recevoir ces soins vitaux, et une quantité limitée de centres spécialisés signifie des temps d’attente plus longs.

Pour remédier à cette lacune, la Fondation du CUSM recueille des fonds pour créer le Centre d’excellence en électrophysiologie. Ce nouveau centre ultramoderne sera équipé pour faire face à une grande variété d’interventions et permettre aux patientes et aux patients cardiaques de recevoir sur place les soins dont ils et elles ont besoin. Pour les personnes comme Hugo, un laboratoire d’électrophysiologie au site de Glen serait une bouée de sauvetage. D’autant plus que sa maladie est chronique.

« Quatre ans après la première intervention, l’arythmie est revenue. Mais ce n’est pas une nouvelle arythmie, donc c’est une bonne nouvelle. »

Aujourd’hui, Hugo a 28 ans et est le chef d’une entreprise prospère. Sa compagnie cVert est présente partout au Québec et emploie plus de 100 personnes. Bien qu’il vive toujours avec une arythmie, il a confiance en ses médecins et son équipe soignante au CUSM.

« Le Dr Essebag m’a dit qu’il y a 20 ans, l’intervention que j’ai subie était impossible parce que les outils n’avaient pas encore été inventés », dit Hugo.

Conscient qu’il est encore en vie aujourd’hui grâce à la recherche novatrice, souvent financée par la philanthropie, Hugo partage son histoire dans l’espoir qu’elle inspirera des dons pour la construction du Centre d’excellence en électrophysiologie au site Glen du CUSM.

« La philanthropie permet à la recherche novatrice d’inventer de nouvelles procédures comme celle qui m’a sauvé la vie. Je veux donner en retour », conclut Hugo.

Pour en savoir plus sur le Centre d’excellence en électrophysiologie et pour faire un don, visitez ce lien.