Il y a deux ans, la vie d’Howard Goldstein a basculé.

Il lisait le journal un dimanche matin quand c’est arrivé : une douleur écrasante dans la poitrine. Comprenant que quelque chose n’allait pas du tout, il a demandé à son épouse de venir le rejoindre.

« J’ai dit à ma femme de ne pas avoir peur, mais d’appeler Urgence Santé », raconte Howard.

Les ambulanciers sont arrivés et ont rapidement commencé à faire des tests. Médecin lui-même, Howard a lu le cardiogramme. Ses craintes ont été confirmées : il était en train de faire une crise cardiaque.

« J’étais à l’arrière de l’ambulance et je souffrais énormément. J’ai fermé les yeux, sachant que je serais aux urgences d’une minute à l’autre. Lorsque j’ai rouvert les yeux, deux semaines s’étaient écoulées et j’étais aux soins intensifs du CUSM », poursuit Howard.

Sa crise cardiaque l’a laissé dans un état critique. Il a passé plus d’un mois à l’USI sous ventilateur et branché à une machine ECMO, qui oxygène le sang. Bien qu’il se souvienne de très peu de choses, il se rappelle des excellents soins qu’il a reçus.

« Les médecins et les infirmières ont été exceptionnels. Lorsque j’étais au plus mal, ils ont fait preuve de douceur et de compassion, ils étaient toujours là pour m’aider. Ils m’ont aidé à m’en sortir », affirme Howard.

Un séjour à l’USI n’est pas chose facile. Howard était sous sédatif et fréquemment désorienté. Il avait peu de notion du temps qui passait. Cependant, chaque fois qu’il était éveillé, son équipe soignante était là pour le rassurer.

« Les infirmières étaient toujours là pour m’orienter, me dire où j’étais et me donner la date », explique Howard.

Après 35 jours, il est sorti de l’Unité des soins intensifs. Bien qu’il ait pu rentrer chez lui, il n’était pas sorti d’affaire. Son cœur était gravement endommagé et ses médecins ont déterminé qu’il aurait besoin d’une transplantation cardiaque.

Neuf mois après sa crise cardiaque, Howard s’est fait installer un cœur mécanique. Ce dispositif, qui est implanté chirurgicalement dans le cœur, est essentiellement une pompe qui aide le cœur d’Howard à faire circuler le sang dans son corps. Ce dispositif permet à son cœur de continuer de battre en attendant une transplantation. Après l’intervention, il a passé deux jours de plus aux soins intensifs.

« Une fois de plus, mon équipe soignante a été exceptionnelle – mes infirmières, mon chirurgien cardiaque, tout le monde », déclare Howard.

Aujourd’hui, il attend toujours sa transplantation cardiaque. Bien qu’il soit retourné au travail à temps partiel, sa vie est loin d’être normale. Il porte des batteries partout où il va pour que son cœur mécanique continue de pomper. Marcher ne serait-ce qu’un pâté de maisons l’essouffle. Malgré cela, il a fait deux des marches les plus importantes de sa vie l’année dernière.

« J’ai accompagné mes deux filles à l’autel lors de leurs mariages », raconte Howard. « J’étais reconnaissant d’être là pour vivre ces moments importants. »

Sans le soutien de l’USI du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Howard ne serait plus là pour vivre ces étapes importantes de la vie de ses enfants.

« Je suis reconnaissant que la vie continue. J’ai encore l’occasion de serrer ma femme dans mes bras et de voir mes enfants », dit Howard.

L’Unité des soins intensifs est le dernier recours dans des situations de vie ou de mort. Son personnel hautement qualifié s’occupe des patients gravement malades qui nécessitent d’importantes interventions médicales pour survivre. Souvent, les patients ont besoin d’un ventilateur pour les aider à respirer, parmi d’autres machines qui sauvent des vies.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’USI du CUSM a été mise à rude épreuve. Son personnel était en première ligne au tout début, alors que nous avions peu de connaissances ou de moyens de défense contre le virus. Ils y sont encore aujourd’hui, plus de deux ans (ou 800 jours) plus tard. Au cours de cette période, il n’y a eu que 35 jours sans qu’un patient atteint d’une maladie grave liée à la COVID-19 ne se trouve dans l’unité. Nos experts sont épuisés, mais ils n’ont jamais faibli dans leur engagement à sauver des vies.

« À l’USI, il est courant que des patients meurent. C’est tout à fait normal. Ce qui nous a vraiment touchés pendant la COVID-19, c’est de voir des patients mourir sans leur famille à leurs côtés. En raison des restrictions, les derniers adieux se faisaient derrière une vitre. C’était déchirant à voir », selon Rita Larotonda, infirmière gestionnaire de l’USI du CUSM y travaillant depuis 20 ans.

Le séjour d’Howard à l’USI lui a fait réaliser à quel point les collectes de fonds sont rares pour cette unité essentielle. De nombreuses personnes sont si malades qu’elles ne se souviennent pas de leur séjour, alors peu pensent à la soutenir. Pour montrer sa gratitude, Howard collecte des fonds avec la Fondation du CUSM pour soutenir le bien-être physique et mental du personnel, et la formation critique pour les situations de vie et de mort. Vous pouvez l’aider à faire en sorte que le personnel expert de l’USI dispose de tout ce dont il a besoin pour sauver des vies. Pour en savoir plus et pour faire un don sur sa page de collecte de fonds, visitez https://muhcf.akaraisin.com/ui/pledge/p/DrHGoldsteinICUMUHC.