RECHERCHE SUR L’UTILISATION DU CANNABIS

 

Saviez-vous que… le Canada est seulement le deuxième pays au monde à avoir légalisé le cannabis à des fins médicales et récréatives? Le 17 octobre 2018, le Canada est devenu le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif dans ce qui a été surnommé « la grande expérience de cannabis canadienne ». Les chercheurs canadiens ont donc une occasion privilégiée de mettre le cannabis « à l’essai » et de créer un précédent international en matière d’utilisation du cannabis.

Saviez-vous que… le cannabis est l’une des plus anciennes plantes cultivées par l’homme? Pendant des siècles, des cultures du monde entier ont utilisé le cannabis pour traiter des affections courantes aussi variées que la nausée, l’insomnie et la douleur. Dans le cadre de la lutte actuelle contre les effets addictifs et mortels des opioïdes, le cannabis pourrait être la solution pour offrir un soulagement durable et à long terme aux milliers de Canadiens qui souffrent de douleur chronique.

 

Les enjeux relatifs à la légalité et à la stigmatisation sociale ont empêché la tenue de recherches pourtant très nécessaires sur le cannabis. Comme la majorité des pays, le Canada fait preuve de prudence pour adopter le cannabis à des fins médicinales. L’absence d’essais cliniques rigoureux, la désinformation et les préoccupations relatives à la sécurité ont freiné les progrès scientifiques qu’auraient permis des recherches sur le cannabis.

Avec sa philosophie « des plants à la politique », le Centre de recherche sur le cannabis nouvellement établi de McGill est prêt à déclencher la « révolution du cannabis ». Comptant plus de 55 chercheurs dont l’expertise diversifiée couvre la science des plantes, leur production et leur traitement; les modèles de maladies et la recherche préclinique, le développement de médicaments et les essais cliniques; les implications sociales et les études d’impact sur la santé et l’économie des politiques et des lois, le Centre vise à devenir le chef de file mondial de la recherche sur le cannabis.

Ici et maintenant

Le Centre de recherche inaugurera une nouvelle ère pour devenir un foyer d’innovation dans la recherche sur le cannabis en Amérique du Nord. Il étudiera l’influence de conditions de culture différentes sur la production de cannabinoïdes, les substances chimiques qui donnent au cannabis ses propriétés bénéfiques. Les scientifiques isoleront ces cannabinoïdes pour les étudier, puis utiliseront leur approche dite « du laboratoire au chevet du patient » pour comprendre comment ces cannabinoïdes peuvent améliorer la santé de milliers de Canadiens atteints de maladies chroniques.

Une approche unique aux soins de santé

L’axe biomédical du Centre de recherche sur le cannabis de McGill est situé à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Plus important centre de recherche médicale au Québec et troisième plus important au Canada, l’IR-CUSM repousse les frontières de la médecine. Il remet en question des notions généralement acceptées par la société et redéfinit les options de traitement qui font partie de la pratique médicale établie. Le cannabis est un nouveau morceau dans le casse-tête des soins aux patients. Nous avons mis sur pied l’axe biomédical parce que :

  • Le cannabis a un potentiel considérable pour la gestion des maladies et les soins de soutien des maladies chroniques qui toucheront pratiquement tous les Canadiens au cours de leur vie. Par exemple, la douleur associée à l’arthrite rhumatoïde est causée par une surabondance d’inflammation – un peu comme si votre système immunitaire était hyperactif. Plusieurs types de cancer, comme le cancer du côlon, seraient également alimentés par une inflammation chronique. Il faut trouver une façon de contrôler l’inflammation, et le cannabis a le potentiel d’agir comme un « frein » anti-inflammatoire; mais d’autres recherches sont nécessaires pour actualiser son potentiel.
  • La définition actuelle du « cannabis médical » est sans fondement et inadéquate. De nouvelles recherches doivent remettre en question la définition traditionnelle du cannabis. Ce faisant, nous pourrons changer la perception du cannabis par la population et mettre à la disposition du plus grand nombre de personnes possible des traitements qui pourraient changer leur vie.
  • La légalisation récente du cannabis récréatif a créé une situation où les patients peuvent se tourner vers le cannabis, sans orientation de la communauté médicale. Seule la recherche peut nous éclairer sur l’utilisation du cannabis comme médicament et sur les façons d’en tirer les bienfaits maximaux. Nous avons un besoin urgent de lignes directrices. Sans le Centre de recherche sur le cannabis de McGill, la population canadienne manquera d’information exacte sur l’utilisation sécuritaire et efficace du cannabis, et les professionnels de la médecine ne seront pas en mesure de les conseiller.

Le Centre vise à définir et à mettre en œuvre de nouveaux modèles de tests et de traitement et à concevoir la prochaine génération de médicaments à base de cannabis. Imaginez pouvoir traiter les douleurs au genou avec une simple crème contenant un médicament à base de cannabis, ou utiliser un inhalateur pour administrer un extrait de cannabis afin de gérer l’asthme. Si cela peut sembler être des objectifs nobles pour l’instant, avec notre expertise, notre approche du laboratoire au chevet du patient et votre aide, ces options de traitement pourraient bientôt devenir réalité pour des millions de Canadiens. Nos besoins sont peut-être modestes, mais les bienfaits potentiels sont immenses.

 

« La légalisation a vraiment ouvert la voie à la recherche sur le cannabis. »

-Dr Carolyn Baglole, Centre de recherche de McGill sur le cannabis

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