Darren Entwistle, président et chef de la direction de TELUS et ancien étudiant de McGill, fait don de 100 000 $ à une équipe de chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), par l’intermédiaire de la Fondation du CUSM. Ces fonds permettront de mener à bien ce projet novateur dans sa totalité. Les chercheurs veulent comprendre l’effet des séances virtuelles sur les patients hospitalisés qui ne peuvent recevoir la visite de leur famille et de leurs amis en raison des mesures d’isolement imposées durant la pandémie de la COVID-19. M. Entwistle avait préalablement annoncé refuser à son salaire des mois d’avril, de mai et de juin pour en faire don aux travailleurs de la santé de première ligne canadiens qui combattent la COVID-19. Le site Glen du CUSM, qui offre des soins aux patients adultes, compte parmi les bénéficiaires de ce don.

Le 5 juin, des chercheurs du CUSM, la Dre Inés Colmegna, rhumatologue, la Dre Amal Bessissow, médecin interne, et David Meger, informaticien, ont lancé un projet pilote pour étudier l’effet de ces interactions vidéo et les façons dont elles peuvent contribuer à atténuer les émotions négatives comme la solitude, la dépression, l’anxiété et la peur – tous des facteurs connus pouvant influer négativement sur l’état de santé.

« Ce sont des patients qui ont essentiellement été enfermés dans leur chambre pendant cinq semaines en confinement solitaire, précise le Dr Don Sheppard, directeur de l’Initiative interdisciplinaire en infection et immunité de McGill (MI4), le groupe chapeautant les efforts de recherche au CUSM. Pour réduire le risque de propagation du virus, les patients n’ont pu recevoir aucun visiteur. Nous avons pu observer directement que cette situation influait sur leur santé mentale, et fort probablement sur leur santé physique aussi. »

Cette recherche unique évalue l’effet des appels virtuels sur l’anxiété, l’isolement social, la dépression et le stress perçu. Il s’agit de premières constatations qui seront vérifiées au moyen de questionnaires conçus pour évaluer ces émotions. Le nombre d’appels vidéo et leur durée, de même que le nombre de personnes avec qui le patient a communiqué, comptent parmi les variables sélectionnées pour l’étude. Les données recueillies serviront de validation de principe pour étudier des interventions dans des situations comparables ou d’autres groupes de patients dans des essais cliniques randomisés.

« C’est une période éprouvante pour les gens qui sont malades actuellement. Ils ont peur et sont seuls dans leur lit à l’hôpital, affirme Julie Quenneville, présidente de la Fondation du CUSM. Ce projet de recherche, on ne peut plus actuel, jettera de la lumière sur les avantages pour la santé de rester en contact avec nos proches, même virtuellement, lorsqu’on se sent vulnérable. »

Ce projet compte parmi les quelque 40 projets menés par MI4, première initiative de Montréal à se pencher sur la pandémie de la COVID-19 et l’atténuation des risques pour les Canadiens et le reste du monde. Les docteures Colmegna et Bessissow prévoient présenter les résultats préliminaires de leur recherche dès octobre.

« Le CUSM a eu la chance d’être choisi comme un des quatre établissements canadiens [SD2] pouvant bénéficier de cette généreuse contribution, ajoute le président du conseil d’administration de la Fondation CUSM, Norman Steinberg. Grâce à ce don de 100 000 $, les chercheurs pourront examiner et mesurer les effets du confinement en raison de la COVID-10 et explorer des solutions dignes d’intérêt pour les contrecarrer. »

Cette généreuse contribution perpétue la tradition de générosité de TELUS, celle-ci ayant versé plus de 150 millions de dollars en soutien aux Canadiens durant la pandémie et l’équivalent de 1,3 milliard de dollars en argent, en heures de bénévolat et en soutien financier à des organismes locaux et de bienfaisance canadiens depuis 2000.

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